Instant Culture

Liv Strömquist : une autrice de BD à découvrir

Journaliste et autrice de BD, Liv Strömquist est une féministe suédoise qu’il faut impérativement connaître ! Elle a plusieurs ouvrages à son actif mais, à mon sens, deux s’en dégagent et de loin : Les sentiments du Prince Charles et L’origine du monde.

Les dessins sont bruts et en noir et blanc. Ça part dans tous les sens et on adore. C’est décalé et drôle mais sans jamais trahir le fond du propos. Tout est appuyé sur des travaux sociologiques et psychanalytiques. Et quand on a terminé la lecture, on en ressort un peu changé. Si si je vous assure…


Comment définir le couple aujourd’hui ?


C’est la question que Liv Strömquist se pose dans cet ouvrage.

D’où viennent les relations sentimentales ? Que sont ces « sentiments » qui nous guident et sont-ils seulement neutres ? La monogamie, le mariage, finalement, ont-t-ils vraiment le sens qu’on leur donne aujourd’hui ?

La place de la femme, réduite au fil des siècles par un patriarcat tantôt actif, tantôt sous-jacent, interroge profondément nos rapports femme-homme.

Cette bande dessinée a le mérite de mettre en lumière tous ces aspects, avec des sources de recherches sérieuses, et un ton humoristique totalement jouissif.

A mettre entre toutes les mains !


« No uterus, no opinion » disait Rachel.

Cet ouvrage vous fera découvrir comment la gent masculine, au fil des siècles, s’est arrangée pour rendre tabou le sexe et le plaisir féminins, les mépriser au plus haut point, les décrédibiliser, les reléguer au rang du sale…

Du Dr Kellogs qui affirmait que la masturbation provoquait le cancer de l’utérus jusqu’à Freud inventant un plaisir vaginal mature distinct d’un plaisir clitoridien immature, en passant par Sartre qui l’assimilait à un trou qui appelle…

Liv Strömquist interroge là encore sur ces générations de femmes qu’on a rendues incapables de nommer leur vulve et cette société qui peine à informer sur le clitoris…

Lecture indispensable !

Hey ! Moi c'est Charly, 28 ans, végétarien, féministe, backpacker, bobo, et le tutti frutti des clichés de ma génération... Mais bon, trop d'étiquettes tue l'étiquette ! Et puis j'aime pas ça, en plus ça gratte. Plus jeune, on m'appelait Tagada, parce que je ramenais toujours ma fraise. De nature très (trop?) curieuse, j'ai le don de me passionner pour tout et surtout pour n'importe quoi. Suivez-moi, je vais vous montrer tout ça.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *